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June 25 Hier soir à la Salzhaus de Winterthur,c'était la soirée des groupes aux noms à rallonge...et sûrement le meilleur concert de 2008 pour moi. Rien que d'avoir The Dillinger escape plan & Between the buried and me sur la même affiche,moi ça me faisait saliver! Le pire c'est que j'ai falli arriver en retard,tout ça à cause d'un vieux papi,qui n'a rien trouvé de mieux à faire que se taper une crise cardiaque dans mon train. Le temps que les secours se mettent en place pour une réanimation à même le quai de la gare à Berne,nous avons bien perdu 20 minutes à attendre le départ du train pour Winterthur. Bon sang font chier les gens,ils peuvent pas se mettre à crever à un autre moment,que quand je suis en route pour un super concert non?
Salaud de vieux...même la vie d'un homme n'a pas d'importance,lorsque je vais enfin avoir la chance de revoir BTBAM...que je n'avais plus revu live depuis le Hellfest de 2004 dans le New Jersey (oui pas le fest merdique en France dont ils ont piqué le nom...oups,désolé Vincent!). Bref que dire de BTBAM...sinon que avec Dillinger,ils sont véritablement les 2 groupes les plus talentueux de leur génération. Quelle maîtrise de pouvoir rendre en concert des titres de plus de dix minutes,aussi parfaitement qu'ils sont sur leurs albums. Et passer de moments de sauvagerie intense,à la plus douce des mélodie avec une aisance déconcertante...pour moi ce groupe est le summum de la perfection musicale...un chef-d'oeuvre! Je suis juste triste qu'ils aient pas joué Mordecai,et que leur prestation fut si courte...mais même si ils n'avaient joué qu'une chanson,ça aurait été malgré tout du pur bonheur pour moi.
Avec Dillinger escape plan je suis venu finir ce que j'avais commencé au Fri-son à Fribourg,à savoir de voir leur concert en entier cette fois-ci. Et quel show! Plus ils jouent dans des petites salles,plus leur son est parfait et leurs concerts d'une rare intensité. Et chapeau pour eux d'avoir tenu si longtemps leurs instruments avec la chaleur infernale de ce mardi soir. Je pense que c'était mon meilleur show de Dillinger à ce jour...et comme Between the buried and me,c'est un groupe que je ne pourrai jamais me lasser de voir sur scène. Ca ne fait pas 24 heures,et déjà j'aimerais revoir ces deux hallucinantes formations,dont le style musical est tout sauf descriptible...faut voir et écouter par soi-même.
Il me tarde d'être en décembre. Pas pour skier,ni pour Papa Noël,mais pour voir War from a Harlots mouth le 12 au nouveau monde à Fribourg. Des berlinois qui assurent à fond!
Et merci à celui ou ceux qui ont filmé les trois groupes à Winterthur (oui moi j'me suis cassé avant le set de Meshuggah)...les vidéos sont visibles à cette adresse:
WAR FROM A HARLOTS MOUTH [ Transmetropolitan ] (Lifeforce)
« Transmetropolitan » est le véritable premier opus des allemands de War From A Harlots Mouth (je vous laisse faire la traduction du nom du groupe comme des grands…) qui a su se faire remarquer à la fois sur Myspace, mais aussi sur scène au côté de Dying Fetus, Skinless ou encore The Red Chord.
Pour un tout premier album, War From A Harlots Mouth frappe fort et ce sans aucune prétention. La pochette est sympa sans pour autant être inoubliable. La tracks list quant à elle tend à démontrer que le groupe ne se prend pas spécialement au sérieux (pour preuve "Heeey…Let’s Start a Band" ou "If You Want To Blame Us For Something Wrong, Please Abuse This Song"). Néanmoins dès les premiers riffs, on se rend vite compte que derrière ce ‘jmen foutisme’ apparent, il y a beaucoup plus. Les allemands mixent savamment différents styles en partant du grindcore jusqu’au hardcore et en trouvant appui auprès du vocaliste qui alterne assez bien entre hurlé et guttural. L’auditeur saura aussi je l’espère, apprécier les pointes jazzy comme en témoigne la compo "How To Disconnect From Your Social Surrounding In Half An Hour". Autre surprise aussi avec l’interlude "Trife Life" très axée trip hop. En voilà une belle ouverture d’esprit !
June 24                Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas été à un festival metal hard-core...et se faire le Summerblast de Trier en Allemagne,était ma fois un bon compromis pour un vieux pénible râleur de mon espèce. Ce n'est pas trop trop loin de chez nous,cela ne se passe que sur une journée,il n'y a pas un million de fans,et les groupes ne jouent pas plus de 20 - 40 minutes...et c'est vachement appréciable de ne pas devoir se farcir une heure d'un groupe qu'on aime pas trop,bref un festival tout cool pour un coreux dans la trentaine comme moi...déjà épuisé avant le commencement,par une nuit blanche entre Frankfurt et Trier. J'ai plus l'âge pour ces conneries! Quelle joie d'arriver dans cette belle petite ville tranquille de Trèves (voir photos) et de se jeter pour 4 heures dans notre hôtel,et surtout dans les bras de morphée,avant d'attaquer avec neuf heures de musique furieuse. Nous n'avons vu que les groupes sur la grande scène en open air,car la salle en sous-sol était trop petite,pleine de monde,et l'air irrespirable...vu la chaleur de cette journée,on aurait dit un sauna là-dedans...dommage j'aurais bien voulu matter les suédois de Cult of luna,que je n'ai pas encore pu voir en concert. Une autre fois dans de meilleures conditions j'espère! Le tout premier combo à fouler les planches,fut Waking the cadaver...qui remplaça Maroon au pied levé (annulation suite à la naissance difficile du fils du chanteur Andre) et qui reçut ma fois un accueil bien chaleureux de la part du public. Moi j'ai été plus dur à contenter,leur grind-core sonne trop à la Despised icon à mon goût. Misery speaks ont eux aussi eu les acclamations des rudes buveurs de bière. Moi par contre,ces gens qui vont aux concerts sans pouvoir se passer d'alcool ça me rend dingue! Sont déjà pas malins à la base,mais quand encore la bière démultiplie leur connerie...genre vider une canette sur le sol,et ça te gicle bien contre les mollets,sympa...moi c'est des cervelles de moineaux de ce genre,qu'il me plairait de faire gicler! Pour les trois groupes suivants,As we fight,Throwdown,et Dying fetus,grosse baisse de forme de l'audience présente...voilà ce que ça fait de boire comme des porcs avec une chaleur estivale. D'ailleurs cela à un brin déçu le chanteur de Throwdown,qui a traité ces allemands léthargiques de p'tites chattes (et pas les animaux en l'occurrence) lol...quoi que eux n'ont pas vraiment fait mieux avec leur nullisim dernier album. Les petits pisseux se sont réveillés pour Bring me the horizon. Je n'vois pas pourquoi tant de monde aime ces jeunes anglais. C'est puissant d'accord,mais dans le genre ils ont rien inventé,et on trouve mieux sur le marché. Moi c'est surtout leurs fans que je ne peux plus voir en peinture...casquettes relevées,cheveux teints et lissés au fer à moitié sur la figure,et dix piercings que sur la bouche...beurk! Entre ces gamins et les amateurs de bibine,j'étais servi bordel. Mais c'était encore sans compter sur les amoureux de grosses saucisses de veau cuites au charbon de bois,le festival a été infesté d'une odeur d'essence tout l'après-midi,génial! Petit passage au stand vegan,dont la bouffe était succulente,et pas chère. Merci aux mecs de Deadlock pour l'approvisionnement. Pour Bleeding through une super ambiance...les californiens ont mis le feu. Idem pour Madball,mais ce groupe est une légende à lui tout seul,il ne pouvait donc en être autrement. J'ai un peu zappé Comeback kid,que je trouve plutôt indigeste...mais toujours meilleur que Bring me the horizon! Et le fest s'est achevé avec les teutons de Heaven shall burn,et un mosh pit d'anthologie. C'était la folie,mais normal vu qu'ils jouaient devant leur public...et c'est quand même le groupe qui cartonne en Allemagne depuis quelque temps. Ma fois c'est tout de même dommage d'avoir du occulter tous les groupes de la petite salle,Callejon,Shai hulud,Origin, Negative approach,The sorrow,et surtout Cult of luna...mais c'était bien trop intenable là-dedans. Et juste avant de rentrer à la casa,un petit tour culturel de Trèves,dont voici les photos...la vie n'est pas faite que de sauvagerie. Des vidéos du Summerblast vont être ajoutées bientôt,le temps pour moi de télécharger ce que j'ai filmé...come back soon.
January 22
Editeur : Albin Michel (17 janvier 2007)
Collection : ESSAIS DOC.
Présentation de l'éditeur " Je lis de très nombreux récits d'anciens déportés qui me replongent chaque fois dans la vie du camp. Mais celui de Shlomo Venezia est particulièrement bouleversant puisqu'il est le seul témoignage complet que nous ayons d'un survivant des Sonderkommandos... La force de ce témoignage tient à l'honnêteté irréprochable de son auteur qui ne raconte que ce que lui-même a vu, sans rien omettre... Avec ses mots simples, Shlomo Venezia redonne vie aux visages émaciés, aux regards exténués, résignés et souvent terrorisés, de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qu'il croise une seule et dernière fois... " Simone Veil. Issu de la communauté juive italienne de Salonique, Shlomo Venezia fut déporté à l'âge de 21 ans à Auschwitz-Birkenau, et incorporé dans les Sonderkommandos, dont il est un des très rares rescapés. Ces " équipes spéciales " étaient chargées par les SS de vider les chambres à gaz et de brûler les corps des victimes, avant d'être éliminées à leur tour au bout de quelques mois.
Editeur : Presses de la Cité (11 octobre 2006)
Collection : Sang d'encre
Présentation de l'éditeur Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux. Ce sceptique-né n'a jamais eu qu'un seul credo : tout s'explique rationnellement. En débarquant sur Pig Island, un îlot perdu au large de l'Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d'allumés qui y vivent en vase clos vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Il veut aussi découvrir ce qu'est devenu le fondateur de la secte, le pasteur Malachi Dove, un charlatan qu'il a connu dans sa jeunesse et qui ne s'est plus manifesté depuis vingt ans. Enfin et surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre de Pig Island - une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt sur le littoral désert de l'île par un touriste à moitié ivre. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu. Joe Oakes va être confronté à des événements tels que son idée de la peur et du mal ne sera plus jamais la même...
Biographie de l'auteur Enfant terrible, Mo Hayder délaisse les études à l'âge de seize ans. Après dix années d'errance londonienne, " sexe, drogue et rock'n'roll ", elle décide, un aller simple en poche, de s'envoler pour le Japon. Elle y exerce les métiers de serveuse, éducatrice et professeur d'anglais, avant de partir pour les Etats-Unis faire des études de cinéma. De retour en Angleterre, elle occupe un poste dans la sécurité comme garde du corps et écrit Birdman, qui devient un best-seller. L'Homme du soir et Tokyo, Grand Prix des Lectrices de Elle, en 2006, confirment son immense talent.   January 12
The Dillinger Escape Plan - ire works (Mathcore)
Il existe des groupes dont la complexité et la richesse musicale demandent un long travail d'écoute avant d'apprivoiser chaque nouvel opus.The dillinger escape plan sont indiscutablement de ceux-là. Après un Miss machine (2004) qui avait laissé beaucoup de "fans" de la première heure sur le carreau, mais aussi fort heureusement enchanté bon nombre d'auditeurs, il apparaît clair que ce Ire works va une fois de plus faire la gueule a tout ceux en attente d'un Calculating infinity bis. Essayons d'y voir plus clair.
Pas de doute, les premières fractions de seconde de ce disque montrent que le groupe a toujours la rage au ventre, preuve en est ce bordel terriblement bien organisé et extrême à souhait (Fix your face, Lurch). La prod elle, frise carrément la perfection, notamment ce son de guitare, beaucoup plus rock'n roll que par le passé. Rassurez-vous donc la brutalité et la folie, qui ont fait la force du groupe sont donc toujours présents (82588, Nong eye gong). Mais les Dillinger ne pouvaient pas nous servir un album bourrin de fond en comble. Leur récente évolution n'allait clairement pas dans ce sens. C'est à partir de Black Bubblegum, que les premières lueurs de la nouvelle orientation musicale du groupe, entamée trois ans plus tôt avec le titre Unretrofied (Miss Machine), se font sentir. Ces lignes de chant claires flirtant souvent avec la pop, mais qui fort heureusement ne se transforment jamais en soupe mélodique. Des mélodies intelligentes et originales apportant réellement à la musique du groupe, et pas là pour faire genre "ouais on a un côté mélodique", ouf. L'ascension vers la fin de l'album oscille entre brutalité (Horse hunter), trip instrumentaux (Sick on sunday, When acting as a wave) et mélodies tonitruantes, ponctuées par d'étonnants arrangements (cuivres, piano etc.), notamment sur le très bon Milk lizard, avant de terminer en beauté par Mouth of ghosts, titre atypique de sept minutes mélangeant habilement jazz, pop et ........... salsa?
Après une bonne trentaine d'écoute de cet album, on se dit que "Ire works" (traduisez par "Travail acharché") porte bien son nom. DEP négocient un virage extrêmement périlleux, coincés désormais entre la déferlante sonore qui les caractérisent et le côté mélodique de plus en plus présent au fil des albums. Ire works n'est donc qu'une suite logique dans leur discographie, mais une suite au résultat intense, riche, violent, passionné et surtout plus rock'n roll. The dillinger escape plan maitrisent de mieux en mieux leur art et nous offre avec cet album tout simplement un des meilleurs skeuds de cette année 2007.
Devil Sold His Soul - A Fragile Hope (emocore)
Véritable phénomène de mode, les anglais de Devil Sold His Soul livrent leur premier album 3 ans après la formation du groupe. Sous un nom laissant présager le pire se cache un disque flirtant avec la scène postcore, sans pour autant s’y intégrer. A l’image de l’artwork, les 11 titres qui composent cet album annoncent un voyage mouvementé… Petite intro d’une basse sourde, soulignée de quelques arpèges lumineux, puis Ed (chant) vomit ses paroles d’une voix éraillée, aussi tranchante que la lame d’un rasoir, faisant penser à la voix de Dan Weyandt sur le dernier album de Zao. Les paroles désespérées, sont axées sur la mort d’une relation, le souhait d’un départ, telles une fuite de la femme couchée sur la pochette… Tout au long des 10 chansons apparaissent des passages d’une voix claire, lueur d’espoir du chant torturé et attaqué à l’acide. Ce chant écorché est soutenu par une partie rythmique lente sur la quasi-totalité du disque (exception faite de Hope), qui se veut lourde, puissante, plaquant l’auditeur au sol et le rouant de coups, à l’instar des premiers Cult Of Luna. Les guitares sont un mur menaçant, mortel, parfois séducteur. Malgré un jeu relativement simple, les émotions arrivent à se transmettre, transpirant des instruments. Certains riffs peuvent faire penser à un Deftones plus noir comme sur Sirens Chant et ses ressemblances avec Hexagram. La pseudo-ballade Between Two Worlds offre à DSHS le temps de souffler, d’offrir une face plus joyeuse du groupe. Cependant, la trop grande présence du chant clair, typé emocore, a vite tendance à fatiguer de par sa monotonie et sa trop grande banalité. Certains passages se veulent apocalyptiques, frôlant la saturation sonore. La fin de Coroner, mêlant une batterie lente, alternant avec les guitares menaçant de s’effondrer sous les cris répétés « Decide your debt for this, this is our last hope » est le point culminant du disque. Cependant, l’album se termine ensuite sur Hope, comme si le groupe, ayant rejeté toute sa hargne, retrouvait la lumière et renaissait. Les quelques notes de piano qui concluent ce brûlot de désespoir se veulent presque aériennes, expiatrices. Au final, le groupe livre un album intéressant, croisement de fureur et de hargne. Le titre sied parfaitement au disque, on ressort de cet album usé, meurtri, et l’espoir fragile qui nous maintient nous fait attendre avec impatience la prochaine écoute…
OBITUARY : XECUTIONER'S RETURN (death-metal)
OBITUARY effectue ici un deuxième come-back, c'est dit dans le titre. "Frozen In Time", c'était la volonté de montrer que l'artiste était resté égal à lui-même après quelques années de silence, que la formule qui lui colle à la peau depuis le référentiel "Slowly We Rot" n'a pas changé. Une sorte de gardien du temple, comme pourrait l'être DISMEMBER dans un style un soupçon plus étoffé. "Xecutioner's Return", c'est la deuxième couche censée réveiller un auditoire qui ne croit plus en ses anciens poulains. Alors changement de politique. Le monolithe tente de se bouger le cul. Et pouf, une pochette différente des précédentes. Le gore, les films d'horreur à bon marché, les paysages de ténèbres, c'est fini. En 2007, OBITUARY se met à l'heroic fantasy. Une heroic fantasy passablement violente et sinistre tout de même. Mais on sursauterait presque devant les couleurs vives du tableau signé Andreas Marschall (un habitué des pochettes metal ayant déjà travaillé avec les Floridiens). Et pouf (deuxième du nom), le line-up s'est fait bousculer. Alors là, c'est la révolution, on se croirait revenu au temps de "Cause Of Death" où James Murphy tricotait ses pulls en laine sur les rythmiques plombées du combo. Et pour cause, Allen West, le soliste attitré depuis les débuts croupit pour quelques temps en prison et laisse donc sa place à Ralph Santolla, un demi-James Murphy, qui a gratifié DEICIDE, DEATH et même ICED EARTH de ses prouesses digitales.
Et malin comme un singe, OBITUARY, qui sait bien que la nouveauté ne lui sied pas forcément si bien qu'à d'autres, nous fait passer en fin de compte un message très similaire à celui de "Frozen In Time". XECUTIONER n'est autre que le premier nom du groupe, celui des origines. Tout le monde aura compris où la famille Tardy aura voulu en venir. Tout le monde aura aussi saisi l'inanité d'un tel message, tant les évolutions du quintette n'ont jamais été perçues que par celui-ci.
Deux choix possibles pour appréhender le contenu du disque. Une attention particulière sur le travail du nouveau venu, avec décorticage des soli du guitar hero. Une prise de contact plus classique sans focus particulier. Comme il s'agit de raconter quelque chose, autant travailler du clavier sur les deux approches. La première est passablement décevante. Ralph Santolla n'est guère prolixe. James Murphy avait déjà, en son temps, peiné à briller, noyé qu'il était sous les rythmiques de plomb de Trevor Peres, Frank Watkins et Donald Tardy. Le bon Ralph ne parvient pas non plus à s'extirper du magma sonore et poisseux délivré par les trois mêmes sauvageons. On trouverait bien ici de quoi pisser encore une ou deux lignes, l'homme n'étant pas non plus condamné au silence mais vraiment, ses interventions ne marqueront que les esprits les plus pointilleux et soucieux du détail. Un détail dont OBITUARY n'a jamais compris l'importance. Reprenons l'écoute les oreilles relâchées et nous nous apercevrons que rien, décidément rien n'a changé ni ne changera jamais chez ce pionnier du death metal de Floride. Et les défauts depuis toujours présents chez l'artiste ressurgissent au bout de quelques minutes. BaazBaaz le disait si bien, les premières impressions groovy se muent rapidement en épuisement rythmique. Le même épuisement qui a fait tout le monde se désintéresser d'un animal qui ne fait plus peur à personne depuis très longtemps. Et une fois encore, BaazBaaz avait raison quand il affirmait qu'on ne devient pas une légende du death metal grâce à de simples gimmicks (une lourdeur affligeante, une densité rythmique rare, l'incontestable atout vocal et ce fameux déhanchement si personnel). Non mais voilà, "Xecutioner's Return", c'est comme avant mais en moins bien. Ajoutons la lassitude et le résultat devient rapidement (quelques courtes minutes, je vous dis) dormitif.
Voilà d'ailleurs que me vient à l'esprit la conclusion parfaite, OBITUARY, c'était toujours mieux avant. Comprenez, "Xecutioner's Return" est peut-être le pire album de l'histoire du quintette, loin derrière "The End Complete ", très loin derrière "Cause Of Death", si loin derrière "Slowly We Rot".
The Gathering - A Noise Severe (novembre 2007) DVD
« Chacun interprète à sa manière la musique des cieux ». Un proverbe chinois pour illustrer la musique de The Gathering? Si elle ne vient pas vraiment du ciel, la musique de nos chers hollandais a cette étrange facilité d'émouvoir, de faire sublimer sentiments et émotions. Des moments d'échange communicatif et tout fan vous le dira: un concert de The Gathering s'apparente à un pur moment céleste. Des images qui n'appartiennent qu'à soi ou que l'on partage, des notes qui sont les leurs et chacun de vivre et de saisir l'instant de magie qui vient ainsi, un frisson, une larme, un sourire, un échange de regard, des voix qui s'élèvent pour chanter refrains et autres. Une explosion de sensations aussi diverses qu'elles soient mais nous menant toujours, de nuages en nuages, à une destination proche de l'extase.
Il régnait comme un fou nirvana ce soir là au Chili. Un certain 24 mars 2007 au Teatro Caupolican devant une foule prête à accueillir comme des divinités un groupe de rock atmosphérique. Nous le savons tous, rien ne vaut l'instant présent et bien chanceux furent ces Chiliens et autres spectateurs ayant pu applaudir The Gathering pour ce concert qui restera à jamais gravé dans les mémoires des fans. Nous le savons tous, cueillir les images du présent pour les faire refleurir un peu plus tard sur nos écrans n'est pas chose aisée. Et pourtant...
Les caméras et micros prêts à capturer non pas le moindre détail visuel et sonore mais tout un ensemble: l'essence même du spectacle, l'alchimie entre le groupe et son public, l'effervescence d'une soirée. Filmé pour le canapé, le précédent enregistrement « A Sound Relief » faisait la part belle à l'esthétique propre du concert en proposant une ambiance intime et feutrée entre animations incrustées et vidéos du groupe sur scène. En offrant un ensemble de titres les plus éthérés de leur répertoire, The Gathering invitait ainsi au songe et nous, spectateurs, de nous perdre lentement et plaisamment au fin fond des abîmes. Avec « A Noise Severe », nous devenons acteurs...
« Uno, dos, tres, cuatro... »
Difficile de ne pas se lever de son fauteuil pour s'inviter au sein de cette foule survoltée. It rocks !!! Les poings et mains levés, les cris ovationnant et répondant aux sollicitations du groupe, les applaudissements, les refrains scandés à tout va... Et que çà saute ! Magnifiques chiliens, vous méritez amplement le prix du meilleur public ! Une foule plus que frénétique mais toute en retenue dans les moments les plus vaporeux, ce silence religieux sur le pont de « Alone » ou sur la fin de « Waking Hour » pour laisser ensuite exploser toute euphorie. Un pur bonheur que d'entendre également ces voix sur ce « Saturnine » d'anthologie. Gracias Chile, Viva Chile ! Nous avons vécu la même exaltation...
Pas moins de dix neuf titres pour plus de deux heures de musique. Un rapide tour de carrière du groupe parmi les chansons les plus énergiques de leur répertoire. Des plus anciennes aux plus récentes... Une setlist taillée sur le brut pour que l'audience n'en finisse plus de grimper au fur et à mesure que le show progresse: du rock de « Shortest Day » au frémissant « Liberty Bell » pour aiguiser le désir, des hypnotiques « Even the spirits are afraid » & «Alone» pour faire monter la tension. De l'ardent «Monsters » brillamment retravaillé pour la scène où Anneke jette en pâture son fameux « If you come closer... » au presque mystique « A Noise Severe » et l'adrénaline de s'emparer progressivement de ces corps. L'excitation la plus totale lorsque retentissent enfin les morceaux de la première époque « Leaves » ou « Eleanor », « On Most Surfaces » & « Strange Machines ». Une fin inattendue avec les rescapés « Adrenaline » & « Third Chance » que l'on attendait vraiment pas et qui viennent à point nommé pour mettre le public sur les rotules avant que ne sonne le coup de grâce avec ce terrible et ô combien efficace « Black Light District » désormais consacré comme l'une des pièces cultes du groupe. Enfin « Travel », forcément... Rien ne manque, excepté peut être un « Nighttime Birds » qui aurait pu trouver sa place parmi les autres. Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est de l'excellent The Gathering qui fut joué ce soir là. Quant à la prestation du groupe? Comme toujours, vitalité et plaisir évident de jouer sans tricher.
Botch - 061502 - DVD
Le soir du 15 décembre 2002 marquait le dernier concert de Botch. Il ne restait plus qu'à voir leur influence sur la scène hardcore se diluer, et compter le nombre grandissant de personnes qui découvraient le groupe après leur séparation, frustrées à l'idée de ne pas avoir connu ce groupe plus tôt, de ne pas les avoir vu au moins une fois en concert et de n'avoir que les albums à se mettre sous la dent. Accompagné du CD live du concert, ce DVD tant attendu par certains, arrive enfin. Sobre et clair avec l'intro de "Man the Ramparts" en fond sonore, le menu propose de voir le live (avec ou sans les commentaires audio du groupe), ainsi qu'un clip et 5 autres titres live de 2000.
C'est "St Matthew Returns to the Womb" qui ouvre le bal. Quelques bruits de foule et sans prévenir la chanson commence, le groupe impressionne déjà par sa puissance et son énergie. Eléments présents sur toute la durée du concert, le groupe n'offrira que de courts répits au public. Pour cet ultime concert Botch nous offre une setlist idéale, qui va puiser pendant un peu plus d'une heure dans leurs deux principaux albums, avec quelques titres de An Anthology of Dead Ends qui venait de sortir à l'époque et même "Third Part In A Tragedy" extrait du Unifying Themes Redux, ainsi qu'une étonnante reprise des B-52's. La nervosité et la fureur des compositions sont ici décuplées, mais les passages moins rentre dedans de "C Thomas Howell as the "Soul Man" ou encore "Frequency Ass Bandit" gardent leur force et leur lourdeur. Plus la fin du concert approche, plus on constate l'émotion du chanteur, du public, réalisant que c'est bel et bien la dernière fois que le groupe jouera ensemble. Pour le final "Man the Ramparts" en rappel, le groupe invite sur scène d'autres musiciens. Ainsi la chanson sera interprétée par deux batteurs et plusieurs guitaristes et bassistes, pour finir dans un bouillon sonore, un cassage de guitare en règle et un bain de foule pour les membres de Botch.
Du côté "technique" la qualité sonore du DVD est très bonne. Le son n'est pas noyé, on distingue bien chaque instrument, les moindres larsens et distorsions sont retranscrits avec précision. Par contre la qualité de l'image est moins bonne en comparaison, mais ce concert ne devait pas à l'origine faire l'objet d'un DVD. L'image n'est pas toujours nette, ou bien cadrée, et il y a peu de plans sur le batteur. Pour autant on a droit a plusieurs angles de vue, et malgré tout ça colle davantage à l'esprit du mouvement hardcore plutôt qu'un DVD trop propre, lisse et froid. On garde à l'esprit que le but premier était de capturer ce dernier concert. Le clip en bonus reste anecdotique, et les 5 autres chansons jouées lors d'un concert en 2000 ne sont pas indispensables. Certes l'image est plus nette mais la prise de son directe des caméras est saturée et sourde (le chant n'est pas toujours audible). Les membres du groupe se sont livrés à l'exercice du commentaire audio du concert. Réservé aux plus anglophones, ils bavardent joyeusement, revenant sur leurs souvenirs de cette soirée, le public, les chansons qu'ils aimaient ou n'aimaient pas jouer, digressant et déconnant très librement.
September 02 Pour notre deuxième fois à ma chérie et moi,la grande et magnifique ville de Berlin en 70 photos.
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